Synthol

Slogan publicitaire :
« Ça fait du bien là où ça fait mal»
Qui n’a pas utilisé du Synthol en gargarisme à la suite d’un problème de dent ou de bouche
mais aussi en application locale afin de calmer la douleur consécutive à un coup ?
En vérité, c’est le médicament familial par excellence : analgésique, antiseptique et
décongestionnant, agissant à la fois par pénétration locale directe des principes actifs et
par un phénomène physiothérapique réflexe qui lui confère, autre avantage inattendu,
des propriétés toniques et stimulantes. Afin de décider les hésitants, les publicités clament
haut et fort qu’il est bien sûr efficace et sans danger.
Le Synthol, mis sur le marché des médicaments dès 1925, était à l’origine commercialisé
sous différentes présentations : liquide, sirop, huileux, émulsion, etc. et paré d’attractives
propriétés. Par exemple ; le laboratoire du Synthol conseillait des frictions sur l’axe
cérébro-spinal le matin au réveil dans les asthénies, les cas de dépression, surmenage,
convalescence, dénutrition, etc. Au total, pour son fabricant, c’est le médicament type des
états de fatigue et de la douleur. Le sport et ses entraînements exposant les pratiquants au
surmenage et aux coups ne pouvait qu’être un bon client du Synthol. Tout est bon pour
stimuler les énergies défaillantes. De la diffusion par réclames de ces différents bonus, il
en est resté quelques traces dans les enceintes athlétiques…
Principales affaires (extraits de presse)
1960 — Rugby — Roger Blachon (France) : des pastilles et des vapeurs
« Roger Blachon (ancien capitaine et 3e ligne nous poser de questions. A posteriori, je me
du PUC dans les années soixante, aujourd’hui rends compte qu’on aurait pu nous donner
dessinateur humoristique) : Je me rappelle n’importe quoi. Nous nous contentions, en
qu’à la mi-temps, on nous distribuait des guise de drogue, de respirer du Synthol. »
pastilles de glucose. Nous les avalions sans L’Équipe, 30.11.1989.
1977 — Rugby — Jacques Fouroux (France) : des cotons dans les narines
Témoignage du capitaine du XV de France, joueur, je me suis dopé ! Avant d’entrer
Jacques Fouroux : « Mais quand j’étais dans l’arène, je me mettais des cotons de
Synthol dans les narines et je prenais deux ter car, maintenant, je suis allergique à
Cachets d’aspirine vitaminée. Au bout d’un l’aspirine. »
moment mon corps n’a plus voulu suppor- France-Soir, 13.01.2001.

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